Discussions sur les enseignants du second degré dans le Supérieur : nous n’avons plus de temps à perdre
Par Vincent Poirriez • 16 fév, 2011 • Catégorie: Infos nationales •Communiqué de Presse
Près d’un an après le lancement solennel d’une grande concertation sur les enseignants de statut second degré (Prag et PRCE) dans l’enseignement supérieur, les représentants du ministère de l’enseignement supérieur et de la direction des ressources humaines, qui recevaient le 14 février une délégation du Sgen-CFDT, n’ont rien proposé de plus à la discussion que quelques vœux pieux et un vague toilettage de l’existant.
Le Sgen-CFDT avait fait connaître ses revendications dès la multilatérale du 5 mars 2010 .
Améliorer les modalités d”affectation ? « On va adresser aux universités des recommandations en faveur de la constitution de commissions de recrutement … dont la composition ne peut évidemment pas être trop précisément définie. »
Réduire les obstacles à la mobilité ? « La principale entrave à la transparence du recrutement et à la mobilité est le manque de précisions sur la nature exacte des postes publiés au bulletin officiel, on peut faire mieux ».
Quant au refus opposé à notre demande d’application, à tous les enseignants du supérieur, des améliorations obtenues en 2009 pour les enseignants-chercheurs avec le référentiel d’équivalences, il revient tout simplement à annoncer que les promesses de la ministre ne seront pas tenues. « Les établissements aux RCE peuvent déjà le faire ».
Faciliter l’engagement dans la Recherche ? « On va rappeler aux universités qu’elles doivent mieux utiliser le décret qui prévoit des décharges pour thèse. »
Nous leur avons aussi rappelé pour la énième fois que les professeurs des écoles et les conseillers principaux d’éducation affectés dans le supérieur doivent impérativement être pris en compte dans les discussions sur les Prag et PRCE. Ils semblaient l’avoir oublié.
De qui se moque-t-on ?
Le ministère est bien loin des espoirs qu’il a soulevés lors de la réunion de lancement il y a maintenant presque un an. Si quelques uns des points envisagés vont dans le bon sens, ils sont de faible portée et le reste consiste à tenter de faire prendre en charge par les établissements les mesures utiles : « Le budget des universités est global, à elles de s’organiser. »
Pour le Sgen-CFDT, les « groupes de travail » annoncés pour le mois de mars n’auront de sens que si des propositions concrètes sont enfin formulées, et si le ministère assume la responsabilité de leur mise en œuvre.
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Vincent Poirriez
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