Le Sgen-CFDT à L'UVHC

Présence syndicale pour tous à l'Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis

Un véritable dialogue social qui aboutit à une réorganisation négociée du temps de travail.

Par sgen a l'uvhc • 26 juin, 2015 • Catégorie: CT, Infos UVHC

C’était plutôt mal parti.

Il y a eu rupture du dialogue immédiatement après la présentation, le 24 février, de la proposition de la présidence concernant la réorganisation du temps de travail des collègues BIATSS de l’UVHC.
Les organisations syndicales, initialement unies, se sont adressées à l’ensemble des collègues, refusant d’avaliser la proposition de la présidence.
Une mobilisation remarquable des collègues a permis d’obtenir la mise en place d’un processus de négociations véritables, qui aboutit à une réorganisation très nettement améliorée par rapport à la version du 24/02.
Certes, et c’est respectable, une minorité de collègues accompagnée par l’un des syndicats refuse cette réforme, y compris dans la version présentée en CT.
La réorganisation approuvée avec un seul avis négatif en comité technique, ce 24 juin 2015, est souple, introduit la possibilité effective des congés à l’heure, introduit un forfait stable pour les jours fériés, et s’applique également aux collègues à temps plein et à temps partiel.
L’inter-syndicale a produit une synthèse comparative de la proposition initiale du 24 février avec le texte soumis à avis du CT le 24 juin. Ici en pdf:Temps de travail UVHC Avant-Après

Quelles leçons peut-on en tirer ?

  • après un temps de mobilisation regroupant l’ensemble des syndicats, un choix de stratégie assumé a conduit un syndicat à se dissocier de la négociation. Le Sgen-CFDT, comme la quasi totalité de l’inter-syndicale, mandatée par la deuxième AG, a choisi de négocier plutôt que de voir la proposition initiale, très régressive, être présentée au CA par la présidence et votée par les conseillers du CA ; ce qui était le scénario plus que probable, au regard de l’historique des votes du CA ;
  • c’est grâce à la communication mise en place par les syndicats (AG, mise en place d’un forum de discussion, partage de documents…) que différents points oubliés ont put être réintroduits : c’est par exemple le cas de la prise en compte équitable des temps partiels ;
  • cette communication a permis une appropriation de la problématique très impactante et très technique  par une très forte proportion de collègues ;
  • une réforme qui a autant de conséquences sur la vie des collègues ne pouvait pas être imposée brutalement, elle nécessitait un dialogue, parfois rugueux, nécessairement d’une certaine durée pour que les arguments puissent être entendus ;
  • en CT même, le front commun syndical a convaincu la présidence de renoncer à une mise en place précipitée à la rentrée de septembre, sans l’outil logiciel adéquat;
  • la mise en œuvre de cette réorganisation nécessitera une vigilance de tous, il y a encore des points d’évolution auxquels il faut être attentifs. On peut citer à titre d’exemple une organisation bi-hebdomadaire qui doit être possible pour prendre en compte les organisations familiales (garde alternée d’enfants, conjoint-e posté-e, …).

Et maintenant?

Même si il est toujours regrettable de revenir sur des acquis sociaux, l’inter-syndicale  a défendu le point de vue majoritaire de l’Assemblée générale des personnels et a su contrer un scénario initial dramatique. Nous osons espérer que, à l’avenir, le dialogue social pourra se faire en amont des conflits dans une université employant environ 1200 personnes qui n’est pas une entreprise comme les autres …
Nous restons à la disposition du personnel pour l’accompagner dans la mise œuvre de ces changements et resterons vigilants à ce que cette mise en œuvre se fasse sans dérive.
N’hésitez pas à nous solliciter, nous alerter. 

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