Le Sgen-CFDT à L'UVHC

Présence syndicale pour tous à l'Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis

Campus d’avril 2012

Par sgen a l'uvhc • 27 avr, 2012 • Catégorie: CAMPUS

Voilà en pdf: CAMPUS_574_avril2012

 

Et l’éditorial de ce numéro:

Quelle politique pour l’enseignement supérieur et la recherche publique demain ?

Cet éditorial paraît donc en pleine période électorale, à la veille d’un nouveau mandat, sans doute avec un nouveau président, de toutes façons dans un contexte nouveau. Dans ce contexte la politique de l’enseignement supérieur et de la recherche sera sans aucun doute redéfinie.

Quels sont les enjeux pour ces secteurs ?

La politique menée par le candidat sortant, dans le prolongement du mandat précédent pour la recherche, a modifié les structures des universités, multiplié les formes de regroupement d’éta- blissements, modifié les rapports entre les différents établissements du supérieur et les or- ganismes de recherche, sans résoudre pour autant la question du pilotage de la recherche tant au niveau national que régional. Le statut des enseignants-chercheurs et le rôle du CNU, ainsi que la revalorisation salariale, ont été modifiés à la suite d’une action et d’une négociation où le Sgen-CFDT a joué un rôle central. En revanche, le pouvoir a multiplié les palinodies concernant les Prag et les PRCE. La loi LRU, emblématique de l’action de Nicolas Sarkozy, adoptée en tout début du quinquennat et dans une démarche précipitée, si elle mettait en avant la question de l’autonomie des universités, posait de façon caricaturale la question de la gouvernance, ne po- sait pas assez clairement la question des buts de l’institution universitaire et s’est heurtée en fin de mandat à une mauvaise appréciation des besoins des établissements sur la base d’une poli- tique budgétaire devenue restrictive.

Mais le Sgen-CFDT ne veut pas d’un retour en arrière. Il faut approfondir, organiser et s’assurer du fonctionnement démocratique d’universités pleinement autonomes, intégrées dans leur terri- toire, et d’une taille suffisante pour assurer l’ensemble de leurs missions en révisant aussi la loi de 84. C’est une démarche porteuse d’une même ambition que le Sgen-CFDT appelle de ses vœux pour la réussite de tous les étudiants. Il faut s’appuyer sur les initiatives déjà prises, oser poser la question du financement et de la répartition des moyens, mettre enfin les parcours de bac – 3 à bac + 3 et la pédagogie universitaire au rang des priorités. Sur la formation des ensei- gnants, après la catastrophique réforme que nous avons subie dans le mandat, il est grand temps de remettre à plat l’ensemble du dispositif dans le respect des objectifs fixés par le Sgen- CFDT (une véritable formation professionnelle et universitaire des futurs personnels de l’éducation, un accompagnement social des étudiants, une mise en place d’un outil de formation pédagogique à destination de toutes les universités…).

Au fond, sur l’ensemble des questions qui nous concernent, nous appelons à un vrai débat et à un changement de méthode, qui permettent de mobiliser l’ensemble des personnels de ces sec- teurs. Ce débat, entamé sur le forum du sup, doit par exemple porter sur le paysage de la re- cherche que nous souhaitons pour demain. La démarche suivie dans la mise en place des Idex et Labex, si elle a reconnu et essayé de corriger le sous-financement de l’enseignement supé- rieur et de la recherche, si elle a associé universités et écoles, si elle a visé à améliorer le poten- tiel et la position internationale des établissements français, si elle a inclus des Idéfi, a cependant péché par son manque de transparence, son absence de vision prospective en termes d’aménagement du territoire, ou son manque de visibilité sur les objectifs de la re- cherche, qui ont été condamnés par le Sgen-CFDT. Faut-il pour autant évacuer ces questions de notre réflexion et, sinon, de quelle manière les poser pour une réponse à la fois efficiente et juste ?

Au final, nous pouvons aujourd’hui raisonnablement espérer que nous allons entrer dans une période plus enthousiasmante que la précédente. Pour peser sur les choix qui seront faits, pour défendre les personnels et transformer positivement leurs conditions de travail, et pour amélio- rer l’emploi, le Sgen-CFDT doit être en mesure de porter ses positions et ses revendications.

Le congrès fédéral, qui se tient du 21 au 24 mai à Décines près de Lyon, sera l’occasion de por- ter ces questions. A l’issue de ce congrès, il nous faudra également conforter et améliorer la prise en charge de ce secteur par la fédération.

Michel Piecuch, qui s’est attelé à cette tâche dans les cinq ans qui viennent de s’écouler, termi- nera son mandat au congrès de Décines, Patrick Fridenson nous a également annoncé vouloir faire coïncider sa retraite syndicale avec sa retraite. Même si je sais pouvoir continuer à compter sur eux pour des « coups de main », il nous faudra collectivement faire face à ce double départ. En tout état de cause, qu’ils soient ici remerciés pour leur engagement syndical sans faille et qu’il me soit permis d’associer à ces remerciements Pierre Girard qui vient de laisser sa place de secrétaire général du Sgen-CFDT Recherche EPST. Trois militants « historiques » avec qui j’ai eu un grand plaisir à travailler et qui nous engagent à poursuivre et amplifier l’aventure hu- maine et syndicale du Sgen-CFDT dans l’enseignement supérieur et la recherche publique !

Thierry Cadart

 

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